Biographie

David BARTHOLOMÉO, né à Lyon en 1977, vit et travaille en France
Entre 2005 et 2013, son travail de peinture lui offre différentes expositions en France et à l’étranger (Allemagne, Belgique, Suisse, Corée du Sud, Grèce).
Il obtient le prix de la Fondation de France Charles Oulmont en 2009 et une exposition à la Cité des Arts de Paris.

Démarche

« Durant plus de 10 ans, la collecte d’objets et matériaux divers m’ont permis d’élaborer un vocabulaire autour de la matière. Marqueurs de nos sociétés consuméristes et parfois déshumanisés, mes travaux étaient emprunt de la saturation, violence, asphyxie du monde. Mes champs d’investigations furent très variés jusqu’en 2014, année d’une profonde remise en question quant à ma « fonction » d’artiste. Ses 10 ans d’expérimentations sont regroupés dans ARCHEOLOGIE DU PRESENT.

Mais…
« Chaque seconde qui passe contient la fin du monde, chaque seconde qui passe construit le nouveau monde » d.b.015
« Un regard neuf sur les possibles du monde »

2014 < Son objectif, élaborer un grand projet d’expositions dépassant sa simple individualité. Un concept ouvert reprenant les réflexions du concept d’Anthropocène*

« Dans le principe, je souhaite défendre l’art au travers de collaborations multiples (scientifiques, techniciens, biologistes, artistes). Le but est de sortir de ce culte du « moi » et de générer une énergie communautaire dans l’espoir de créer un monde meilleur. Observer la nature, créer des rencontres entre les différents règnes.

Le végétal, le minéral, la production humaine raisonnée générant de nouveaux ensembles.

2015 < Les “choses qui poussent“ sont la conséquence d’une fouille intensive au coeur de la toile, du support bois. Accumulé, gratté, perforé, recouvert, découvert, maculé, clouté, l’espace de “l’oeuvre“ devenant étriquée, la peinture s’est mise à pousser, ailleurs, en dehors. D’abord en épaisseur, puis en trois dimensions; Elle s’est mise à envahir l’espace, en quête d’autre chose. Une peinture sculpturale? Une peinture installation? Une peinture système ? Une peinture qui cherche.

Les choses qui poussent, du coeur à l’esprit“

2016 < Création d’un langage neuf au travers d’images graphiques, acoustiques, optiques et picturales. Réfléchir les possibilités futures au travers de systèmes plus ou moins techniques. L’objectif est de travailler deux aspects de la création. Le côté intimiste d’une peinture en constante mutation et le désir de croiser la Science au travers de projets comme le cyberGarden et les Drawings by Nature.

*Anthropocène

Extraits, 02, revue d’art contemporain, texte de Bénédicte Ramade

[…Parce qu’elle est un concept encore ouvert, du moins jusqu’en fin 2016, année au cours de laquelle se réuniront les experts de l’International Geological Congress, l’Anthropocène, l’ère dont nous sommes plus que jamais les héros (comprendre par là que l’homme maîtrise désormais la planète jusque dans son essence), attise débats, spéculations et fantasmes, non seulement parmi les scientifiques mais aussi une cohorte de penseurs dont le philosophe Bruno Latour…]

[…Parce que l’Anthropocène est une matière vivante en cours de modélisation, de définition, et qui ne fait pas encore consensus, elle excite les esprits…]

[…Cette ère géologique est porteuse de futur, c’est là son originalité. Habituellement, les géologues déterminent les ères bien après qu’elles se soient terminées. L’Anthropocène, c’est maintenant et elle détermine l’avenir. Terrain qui permet d’envisager une géographie, des paysages, un climat, des maladies bref tout un arsenal spéculatif qui est celui-là même qui semble faire défaut aux artistes lorsqu’il s’agit d’environnement…]