Expositions

Expositions

2017

  • Lancement du Projet “TITRE à VENIR“, un monde à inventer, artiste-commissaire.
  • Exposition Collective, Galerie Henri Chartier , “Rétrospective“, Exposition du 9 au 23 décembre.
  • Biennale du DESIGN de Saint-Etienne, 1ère présentation du “CyberGarden“ dans le cadre de l’expérience Tiers Lieux “Fork the World“ 
  • Centre culturel,  Le POLARIS, Corbas, exposition « Les choses qui poussent », commissaire de l’exposition, Stani CHAINE, 17 Janvier

2016

  • Workshop autour du thème l’Anthropocène avec des étudiants de l’ENS Lettres
  • Résidence Fort du Bruissin, Centre d’art contemporain, Francheville (69). Suite de la performance « émergence » dans le cadre du Lab’Art, Compagnie Ando Danse (Davy Brun). Invité, David Bartholoméo. Développement Art & Science. Retranscription au public, 6 Mars 2016.Voir la vidéo   
  • Workshop “Le seuil des chutes“, Centre d’art contemporain de LACOUX (01), Damien ARLETTAZ, David BARTHOLOMÉO, Louis Clément DA COSTA, Laurent DEROBERT, Pauline FLEURET, Norbert GODON, Lionel SABATTÉ du 24 au 30.09, Vernissage le 1er Octobre, Artiste commissaire, Sophie POUILLE

  • “Charity Dinner“, Centre d’art contemporain de LACOUX (01)
  •  Résidence à Ecole Supérieur d’art et de dessin de Toulon-Provence-Méditérannée (ESADTPM), Le PLAC, Petit Lieu d’art contemporain, La Seyne-sur-mer, 18 Juillet-19 Août

2015

  • 1er Salon Internationale de la Rose. Installation in situ, « Itinérance rose »,  place Fousseret, Lyon 5e. (Travail collectif avec la MFR de Ste Consorce, section Paysage)
  • 1ère présentation d’ « Emergence », performance autour de la rencontre entre Davy BRUN, Chorégraphe lyonnais rencontré à l’émission Métropolis (arte, 2012) et David BARTHOLOMÉO, plasticien. Résidence Friche Lamartine, LYON 3e. Voir la vidéo        

2014

  • 2e prix de la Biennale d’art Contemporain, Santorini, Grèce. Directeur Artistique & Curateur,  Kikos Papadopoulos & Gregory Frangos

2013

  • Exposition personnelle, Galerie du Vieux Lyon
  • Exposition personnelle, Galerie Lety, Vienne dans le cadre de la biennale d’AC de Lyon
  • Exposition collective, Galerie Sarah Blancardi Kalbache, Lyon
  • Exposition collective, Galerie Schwab Beaubourg, Paris
  • Exposition collective, Galerie du Cardo, Reims
  • Salon du bon vouloir, Mons, Belgique
  • Interview France 3, Juillet 2013
  • Publication de la monographie des travaux 2006-2012, 100 pages

2012

  • Exposition personnelle, PrivateView, Bruxelles
  • Exposition personnelle, Galerie Artstation, Les Ponts-Tarrets
  • Salon Réalités Nouvelles, Paris
  • Performance RESMED, Entreprise australienne d’appareillage médical, Lyon
  • Performance 20 ans Cave à musique, Mâcon
  • Performance « Minute Papillon », épisode, « l’Art Contemporain » #37
  • Radio Sol FM
  • Interview pour l’émission Métropolis sur ARTE

2011

  • Exposition personnelle, PrivateView, Bruxelles
  • Exposition Bartholoméo et Dumas à Euskirchen, Allemagne
  • Exposition Moris Gontard et David Bartholoméo, Galerie A. DAUDET, Toulouse
  • Exposition collective, Galerie Arteval, Espace Chatelet, Paris
  • XXIII salon de la Mairie de Clairac
  • Performance Privée, Combine Paintings, Lyon

2010

  • Exposition personnelle, Galerie FPL, Royan
  • Exposition personnelle, Galerie du Vieux Lyon
  • Exposition personnelle et privée, PrivateView, Bruxelles
  • Exposition collective et privée, PrivateView, Bruxelles
  • Exposition collective, Galerie Arteval, Paris
  • Exposition 3 peintres, Maison d’Art Contemporain, Cité médiévale de Pérouges, Ain
  • Salon des Artistes Français, Grand Palais, Paris
  • Salon d’Automne de Levallois-Perret, Paris
  • Performance pour la 500e de la chaine « OL TV » + Interview

2009

  • 1er Prix peinture, Charles Oulmont, Fondation de France, Paris
  • Présentation au Musée des Avelynes, Exposition au Palais des Arts, Paris
  • Exposition personnelle, Galerie Artstation, Les Ponts-Tarrets
  • Exposition collective « Abstract#6 », Galerie du Cardo, Reims
  • Exposition collective, galerie Intemporelle, Metz
  • Biennale en Val de Saône, Albigny sur Saône
  • Salon « Les maîtres de demain », Carrousel du Louvre, Paris
  • Salon International d’art Contemporain de Metz / France
  • Salon International d’art Contemporain de Luneville, Espace culturel Erckmann
  • Salon d’Automne, Espace Champerret, Paris

2008

  • Exposition personnelle, galerie Iam, Lausanne, Suisse
  • Exposition collective, Galerie Arteval, Paris
  • Salon d’Art Contemporain International Manif’08, Séoul, Corée du Sud
  • Salon International d’art Contemporain de Metz
  • GMAC Bastille, Paris

2007

  • Exposition personnelle, Galerie du Vieux Lyon
  • Exposition collective, Galerie Soto, Bruxelles
  • Exposition collective, Galerie Iam, Lausanne, Suisse
  • Exposition collective, Galerie db Products, Lyon
  • Salon Internationale d’art Contemporain de Metz
  • Performance « les Frappes Chirurgicales, Impact urbain, Impact humain », db products
  • Collection, Grand Hôtel de la Tour Rose, Lyon

2006

  • Exposition personnelle, Galerie « Auberge des Arts », Givors
  • Exposition personnelle, Galerie Artstation, Les Pont Tarrets
  • Exposition collective, Galerie Imag’in, Lyon
  • Exposition collective Galerie Db Products, Lyon
  • Salon International d’art Contemporain de Marseille (S.I.A.C.)
  • Salon International d’Art Contemporain de Genève, Suisse
  • Performance pour la marque d’ameublement Design, « Ligne Roset »

2003-2005

  • Exposition personnelle dans l’atelier « à tire d’ailes », St Etienne
  • Exposition personnelle au NOVOTEL aéroport d’Andrézieux de Bouthéon
  • Exposition personnelle, Hôtel des Impôts, Lausanne, Suisse
  • Marché d’Art Lyon
  • Marché d’Art Trévoux
  • Marché d’Art Chissey les Mâcons

Collection:

Fondation Salomon

Laëtitia Blanchon

Entrée en matière

Les mots manquent parfois simplement de corps pour traduire ce qui d’emblée s’impose à l’oeil. Quand la matière vient vous heurter ou juste vous surprendre, c’est le ventre qui s’agite. Et y a-t-il justement meilleure « entrée en matière », pour appréhender l’œuvre de David Bartholoméo, que l’intimité de son atelier ?
C’est toujours une émotion particulière. Le mouvement créateur se fige le temps d’une rencontre, mais tout semble encore chaud; les traces des derniers combats, visibles. « Joyeux bordel ! » diront certains… quand d’autres percevront déjà la griffe et l’instinct du chercheur. Car plus qu’un atelier, c’est un laboratoire. Bartholoméo expérimente ; en tête, cette célèbre phrase de Lavoisier : « rien se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Sur sa table de dissection, en attente de l’autopsie prochaine, les restes d’une société qui se consume ; se consomme. Ça et là, d’autres curiosités. Ne manquerait pour un peu que l’athanor. Alchimiste, démiurge, ou artiste ? En tout cas la métamorphose opère…

Des Frappes chirurgicales aux Eviscérations, partout la matière explose, jaillit, révèle sa profondeur et sa plasticité. Bartholoméo la rejette autant qu’il la sublime. La rage au ventre – humeur bilieuse – il fouille, il gratte, excave les strates intimes. A la façon d’un archéologue, c’est néanmoins le présent qu’il ramène à la surface. Les couches se superposent, nourries de nos excès. Déchets et rebuts s’extirpent, s’engluent, se fondent ou s’abiment en la peinture; croûte épaisse, rugueuse, qui agrippe le regard et convie l’œil au toucher. L’objet « s’anamorphose », mais garde dans sa chair le souvenir du geste créateur, comme autant de cicatrices.
Poussant à son paroxysme le processus, Bartholoméo assume la matière, et plus encore, la force à trouver ses propres ressources, à s’étendre au-delà même des limites du support. L’énergie déployée, la lutte et l’effort réveillent l’instinct plastique : « Dans la solitude active, l’homme veut creuser la terre, percer la pierre, tailler le bois. Il veut travailler la matière, transformer la matière » rappelait Bachelard.
En autodidacte, Bartholoméo repense les formats, sort littéralement du cadre. « Brut », il détourne notre consumérisme et passe ainsi de la satisfaction d’un désir à l’accomplissement d’un besoin profond, ancré, originel même. Humblement, il interroge la peinture, établit des liens entre les différents médiums. Pourquoi se cantonner à la toile quand la matière ne demande qu’à envahir l’espace, qu’à nous envelopper ? se demande-t-il. D’autres idées sont là, fécondes. La symbiose est proche mais le risque se doit d’être encore contenu.

Plus centrées, ses dernières compositions invitent à l’intime cellulaire. Elles poussent, gonflent, palpitent; vivent de ne jamais atteindre leur but. Car rien n’est joué d’avance. Bartholoméo se laisse porter sans souci d’esthétique. Habilement, il provoque l’accident, force le hasard, tout en gardant une certaine emprise. De cette tension naît la charge poétique et le potentiel suggestif de l’œuvre. Le rythme est dense; l’élan, sans cesse renouvelé. L’artiste n’est jamais rassasié : les couleurs s’exaltent, exultent ; gourmandes et acidulées… L’emballage est séduisant; à consommer sans modération !
Troquer les indices, traquer les intox ; un vrai micMac (Monster, évidemment!). C’est sur l’emblème de la célèbre chaîne de restauration rapide américaine – héroïne moderne – qu’il donne naissance à toute une mythologie personnelle. L’occasion pour lui d’investir le dessin, d’accentuer les contrastes; de poser le trait, la main, sur ce qui signe la mort des métiers. L’occasion aussi de libérer ses chimères, de puiser, une fois encore, dans la matière première : « Si le rêve fait des monstres, c’est parce qu’il traduit des forces » expliquait Bachelard. Elles sont ici activées. Bartholoméo renoue avec la question de l’origine, Trouve la Valeur Ajoutée : religion ou spiritualité ?
Pour autant il n’est pas pessimiste; il ne s’installe ni dans l’éloge, ni dans la critique. Il s’amuse simplement de notre quotidien, le ré-enchante, le poétise, tout en restant sincère et authentique dans sa démarche. C’est là son espace de résistance. Et si l’on aime à reconnaître dans son art des influences multiples, c’est librement qu’il réalise son « grand œuvre ».

« Il y a plus de choses dans la terre d’un tableau que dans le ciel de la théorie esthétique. »
Christian Dotremont



texte de
Laëtitia Blanchon, historienne d’art